La vie asssyrienne

La vie assyrienne est bien connue grâce aux récits et aux "légendes" des statues. Mais les découvertes relatives à d'autres peuples plus anciens (Sumériens, Syriens) attestent de grandes similitudes entre les coutumes assyriennes et celles de ces peuples (en italique, sont portées les comparaisons avec les civilisations plus anciennes).

1. La religion

a) Les Dieux :
Deux remarques :
       Les Assyriens adorent, en plus de leurs dieux spécifiques, les dieux ancestraux des peuples voisins.
       Comme toujours en Mésopotamie (mais aussi en Égypte), les citadins des grandes villes vénèrent un dieu ou une dyade de dieux locaux (un peu comme les Saints patrons bretons !), dont ils affirment que leur roi est le descendant. C'est pourquoi le vainqueur ne se contente pas de détruire la ville vaincue et de réduire en esclavage les vaincus. Il faut qu'il anéantisse en plus le temple du dieu félon, éventuellement qu'il déporte sa statue (comme il déporte les vaincus) et reconstruise à sa place un temple pour honorer son dieu. Tradition courante dans l'histoire : au début de l'ère chrétienne, l'église détrône le temple romain, avant d'être transformée (en Turquie par exemple) en mosquée ...

Assur est le père des dieux, pour les Assyriens. Il est représenté comme un homme, mais il est immortel car il renaît chaque printemps. Il est vénéré dans la ville qui prote son nom (Assur).

 

Ichor, déesse mère, est sa femme.

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Enlil                                                                                                                  Ninli, sa parèdre
       Du temps des Sumériens, ceux-ci étaient considérés comme les parents des dieux. Ils régnaient sur Nippur.
       Ninurta, déesse guerrière d'origine sumérienne.
       Shamash (d'origine sumérienne) est le soleil, qui voit tout. Il préside la justice et dicte le Droit. Il a inspiré le code d'Hammurabi. On a retrouvé des tablettes gravées de ce code, datant de Tiglat-pileser. Certaines dispositions sont "modernes", par exemple, l'obligation d'afficher les contrats de vente de biens immobiliers pour que les ayants-droits puissent se faire connaître. La loi du talion ("oeil pour oeil, dent pour dent") est reconnue. Les peines sont réputées plus sévères qu'en Babylonie (flagellations, corvée). L'avortement est puni de mort, l'adultère aussi (la femme, seule, est punie).

       Shamash équivaut à El, chez les Hébreux, les Phéniciens, les Cananéens et les Syriens.
       Shamash est assisté par :
       - Sin, dieu de la Lune d'origine sumérienne (Nanna). Il avait son temple à Ur.
       - Misor, prince de la justice,
       - Sydyc, prince de la franchise,
       - Tautus, fils de Misor, qui inventa l'alphabet.
       - Ishtar, déesse de l'Amour d'origine sumérienne (Inanna), symbolisée par la planète Vénus (de là à ce que les Romains fassent, de Vénus, la déesse de l'Amour ....). Ses prêtresses l'adorent à leur façon (en se prostituant).
      
       Il y a des dieux secondaires, comme Rashap, dieu défenseur contre la peste, représenté en archer.

b) Le roi est "celui qui connaît les dieux". Il est chargé de les honorer. Pour cela, il doit partir en guerre contre les forces du Mal et "punir les ennemis des dieux" (comme quoi le Moyen-Orient a toujours été la terre des guerres de religion et du fanatisme !). Pour éviter de s'exposer aux dangers et rester près des dieux, il arrive qu'il délégue à la tête des troupes son général, qui est son "substitut" ou "turtan".
       Le roi porte un collier avec les symboles divins, la tiare d'Assur, le soleil de Shamash, l'étoile d'Ichor, la foudre d'Adad. Il arbore sur la poitrine les symboles royaux, l'arbre de vie, les animaux mythiques.
       Il n'y a pas de culte des morts. Les rois sont inhumés à Assur ou à Harran, où est vénéré (comme à Ur) le dieu Sin, dieu de la lune.
c) Le rôle des prêtres :
       Le rite quotidien consiste à laver la statue du dieu, comme s'il était vivant, à l'habiller, à l'oindre de parfums et à lui offrir de la nourriture.
       Les prêtres se mêlent parfois de politique : Sargon enlève le trône à Salmanazar avec la complicité des prêtres d'Assur, parce que Salmanazar a voulu supprimer leurs privilèges (exemption d'impôt et de corvée).
d) les temples :
       Ils se composent d'une cour allongée, entourée de murs. Elle est orientée Nord-Sud, mais vers 1200  av. J.-C. (à Tikulti-Ninurta), son orientation change : elle est tournée Est-Ouest, l'entrée étant à l'Est et la cella à l'Ouest (pour recevoir les premiers rayons de soleil).
       Le plan des premières mosquées, comme celle de Damas, est totalement inspiré de cette tradition (enceinte de muraille encerclant une cour en longueur et une salle oblongue).

2. Astronomie et astrologie
A l'époque d'Assurbanipal, tout un réseau d'observateurs astronomes est organisé. Les astronomes sont chargés de scruter le ciel, nuit et jour, comme des observateurs frontaliers qui monteraient la garde, et de noter tous le mouvements des astres et les phénomènes atmosphériques. Leurs rapports sont d'abord inscrits sur des tablettes de cire (sorte de brouillon), puis recopiés sur des tablettes d'argile, que l'on maintient humides, un mois, en les enveloppant dans un linge.
Les phénomènes anormaux, éclipses de lune, tornades, par exemple, sont interprétés comme des messages néfastes des dieux. Même la disparition cyclique de la Lune est jugée néfaste : on évite de commercer, on évite de rendre visite au médecin, etc. On craint que la Lune ne revienne pas (la légende raconte qu'elle a été enlevée par le dieu Nergal, de l'Enfer ou de la Nuit).
Mais il faut confirmer la nature de la menace.
Pour cela, on fait appel aux devins. Ils interviennent dans les cas suivants :
            pour interpréter un phénomène naturel jugé néfaste, comme un orage violent ( ) ou une éclipse (on dit par exemple que "la lune mange le soleil") ;
            pour interpréter un songe (avant d'attaquer le monstre de la forêt des Cèdres, Gilgamesh est troublé par un songe) ;
            pour les présages de naissance (là interviennent les constellations du Zodiaque, qui sont attestées dès l'an 1000  av. J.-C.) ;
            avant une décision importante comme lancer une campagne guerrière ou poser la première pierre ou plus exactement la première brique ( ) d'un édifice.
Pour les guider dans leur recherche, ils disposent de traités : la science des jours fastes et néfastes est l'hémérologie, celle des mois fastes et néfastes est la ménologie. On a retrouvé, à Mari, des indications de tels traités. La liste des présages nous renseigne sur les grandes peurs des Mésopotamiens : sécheresse ou déluge qui anéantiraient les récoltes d'épeautre (ancien blé), fureur des lions ou des loups qui menaceraient les marchands, révolte des sujets, guerre, tyrannie, épizootie, épidémie de lèpre.
Des devins spécialisés ou haruspices, nommés "barou", sacrifient des moutons ou des agneaux pour analyser les entrailles (extispicine) ou le foie (hépatoscopie)( ). Là encore, l'analyse porte sur les anomalies, considérées comme autant d'idéogrammes inscrits par les dieux à l'attention des hommes.
Les prêtres, devins et astronomes jouissent d'un grand pouvoir à cause de la superstition du peuple ( ), mais ce pouvoir est contrebalancé par un serment de fidélité, une mise en concurrence (avec d'autres collègues) et une menace de disgrâce s'ils faillissent à leur tâche. Ils sont souvent choisis dans l'entourage du roi et parmi les enfants des astronomes.
Il n'y a pas de fatalité : on peut corriger le sens des présages par des rites. Alors interviennent les exorcistes, les lamentateurs, les chantres et les médecins. Par exemple, une éclipse peut signifier la disparition du roi. Pour protéger le roi en place, on lui substitue le "shar pouhi", qui règnera quelques jours avant de périr assassiné à la place du roi. On le choisit parmi les prisonniers de guerre, les simples d'esprit, ou les opposants au régime, pour s'en débarrasser et servir d'exemple.

3. Le calendrier

Grâce aux observations astronomiques continues (les mouvements des planètes sont calculés et décrits dans des éphémérides à partir de 750  av. J.-C., ce qui évite les aléas d'une observation qui serait impossible à cause d'un ciel couvert), les Assyriens ont affiné le calendrier lunaire établi par les Sumériens (texte de Shourouppak), qui est connu à Mari et Ebla (2500  av. J.-C.), en le recalant périodiquement sur le cycle du soleil :
- le mouvement (apparent) du soleil donne la journée, elle-même partagée en une période "de jour" divisée en douze heures (de durée variable avec les saisons - ) et une nuit de douze heures également (pour connaître l'heure, on utilise des cadrans solaires, appelés "polos" et "gnomon" par les Grecs, soit des horloges à eau, appelés clepsydres par les Grecs) ;
- le cycle du soleil dicte l'année, elle-même divisée en deux saisons. L'année commence à l'équinoxe du printemps (période de crue du Tigre et de l'Euphrate, début de la saison chaude et des semailles). Du point de vue astronomique, la Lune réapparaît dans la constellation des Pléiades (ce sont "les Sept démons" qu'on accuse de ravir la Lune, les jours d'éclipse).
- la lune a permis le découpage de l'année en mois lunaires, de 29 ou 30 jours. Le "mois" et la "lune" sont désignés par le même nom akkadien, "Yarah". Le mois s'écrit en sumérien, avec les signes [30] et [jours]. Chaque mois est décomposé en quatre périodes ou semaines de 7 jours (il reste un ou deux jours hors semaines). Les jours portent les noms des planètes identifiées par les Assyriens (Lune, Mars, Mercure, compagnon du dieu Nabou, Jupiter, planète de Mardouk, Vénus, planète de la déesse Ichor, et Saturne).
            - l'écart annuel de 11 jours environ (29.5x12 = 354) est compensé par l'ajout d'un 13ème mois tous les 3 ans. Au VIe siècle  av. J.-C., on s'est rendu compte que le recoupement des cycles ne se faisait pas exactement tous les trois ans mais tous les 19 ans (ce qui revient à remplacer une période de trois ans par une de quatre). Ce calendrier sera en vigueur jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand.

4. Les fêtes
La fête de fin d'année et de l'année nouvelle existe bien avant les Assyriens, par exemple chez les Ougarites (habitants d'Ugarit, sur la côte méditerranéenne) : elle commémore la légende du dieu  taureau Baal. Celui-ci combattit Mot, dieu de la Mort. Vaincu, il descendit dans la terre, et ce fut l'hiver. Sa soeur, Anat, le ramena et le printemps revint.
Fête de fin d'année (mois d'Adar) : Salmanazar institue vers 1260 une fête où le roi doit prouver sa vaillance et sa capacité à protéger le peuple des menaces extérieures. Celles-ci sont symbolisées par les lions, bêtes sauvages qui règnent sur le désert et menacent le pasteur autant que les Barbares. C'est aussi un mythe sumérien : Nabou, fils de Marduk, prouva sa force devant son père fatigué par l'âge, en chassant le lion. Puis il détrôna son père.
Fête du nouvel an (premier jour du mois de Nissan) ou "Akitù" : elle dure 12 jours et marque le renouvellement de l'année. Des hommes déguisés simulent la lutte entre Marduk et le monstre marin Tiamat, combat mythique qui aurait marqué la fin du chaos et l'organisation du monde par le dieu Marduk vainqueur. Il coupa le dragon en deux morceaux dont il fit le ciel et la terre.
Pour marquer la renaissance du printemps et du dieu Assur, le roi s'unit avec une vierge. Le roi subit aussi l'humiliation, remplacé pour un jour par un figurant.
Les soldats défilent dans la rue (préfigurant nos défilés militaires !). Leur uniforme était d'abord une longue tunique mais Sargon institue la tunique courte, plus aisée à porter. Sur les bas-reliefs, on reconnaît les soldats à leur bandeau ou à leur casque conique. Ils utilisaient des chevaux et des chameaux, qu'ils dirigeaient à l'aide de rênes courtes passées sous l'encolure de l'animal ou reliées à un mors.
On organise ensuite un banquet rituel où le roi invoque les dieux. Les prêtres interprètent les présages pour l'année à venir ou "limu", nommée d'après le nom d'une personnalité de la famille royale ou d'une grande famille (on ne date pas un évènement de l'année X, mais du "limu" d'un tel). Au début du règne d'un roi, on tire au sort les noms des trente prochaines années (ou "éponymats"). Le règne dure normalement 30 ans maximum, mais cette durée peut être reconduite. Le système des éponymes est attesté aussi à Mari, au 19ème siècle  av. J.-C. ( ).

5. Ordre social
Il y a 4 catégories sociales, les nobles, les "citoyens" (libres), les "hupshis" (citoyens pauvres, souvent employés par les précédents) et les esclaves (souvent des prisonniers ramenés des pays conquis). Les femmes se voilent le visage (le Coran n'a rien inventé). Le concubinage est toléré et au bout de 2 ans, il est assimilé au mariage. Le mariage donne lieu à un contrat qui définit les droits et devoirs des parents.
La prostitution est attestée, dès l'époque sumérienne. Le récit de Gilgamesh en parle (elles vivent près des remparts d'Uruk, et exercent dans le temple d'Inanna/Ishtar).

6. La langue et l'écriture

Langue : l'assyrien est un dialecte sémitique, proche du babylonien.
C'est la seule langue (avec l'éthiopien) qui est écrite de gauche à droite.
Comme du temps des Sumériens, on écrit sur des plaques d'argile (écriture cunéiforme), mais aussi sur des plaques de bois enduites de cire.
Il y avait 597 syllabes. On comprend que l'écriture et la lecture n'étaient pas à la portée de tous mais réservées aux scribes, prêtres et astronomes.
Le roi Sargon introduit l'araméen, qui est plus facile (langue que parlera Jésus-Christ) et accessible au peuple. Le sumérien reste la langue des gens cultivés.
Découverte de l'écriture alphabétique : probablement au Sinaï, vers 1500  av. J.-C., notamment chez les mineurs des mines de turquoises dédiées à Hathor (temple de Sérabit). "Jahweh" s'écrit Yhwh, ce qui signifie "celui qui est". Les voyelles sont sous-entendues. Mais des archéologues considèrent que l'alphabet aurait été inventé à Ugarit, antique cité syrienne sur la côte méditerranéenne.
Noms : ce sont des périphrases, par exemple : un grand prêtre, frère du roi Assurbanipal s'appelle "Assur-etil-shame-irsiti-uballitsu", ce qui signifie "Assur, héros du ciel et de la terre, le fait vivre".

7. Les villes et l'habitat
Villes et Palais : plusieurs capitales successives (réminiscence du nomadisme, sans doute).
Habitat : maisons cubiques au toit en terrasse ; peu de pierre, donc le matériau utilisé est soit le torchis (il n'en reste rien), soit la "brique" séchée au soleil (elle ne résiste pas non plus). Le liant est parfois à base de bitume. Pour chasser les mauvais esprits, on enterre dans les fondations des statues de chien ou les statues des 7 sages.
Des Pays conquis, on importe des matériaux nobles, par exemple la pierre pour sculpter les panneaux décoratifs des Palais et les Taureaux (à 5 pattes, 2 étant vues de face et 4 étant vues de coté). Du Liban, on importe les troncs d'arbres pour fabriquer les panneaux de portes.
Art : sévère, plus orienté vers la propagande.

 

Pierre-Yves Landouer

-      Le Livre des Morts des Egyptiens garde une réminiscence de cette origine (biblique) : il y est dit que le soleil se lève à Bakhau, qui pourrait être l'actuelle Bakou, et qu'il se couche Tamanou (qui est à l'Ouest du Caucase).

-      Le récit de Gilgamesh appelle Uruk, "la ville aux places", sans doute parce qu'il y en avait beaucoup, ou "la ville aux enclos", en raison des enclos à bestiaux hors les murs.

-      Tello (premier site fouillé systématiquement, à partir de 1877) signifie "Tell el Lauh", "la colline des tablettes".

-      Babylone se dit "Bâb ilim", en akkadien, ce qui signifie "la porte de dieu".

-      Les murs des Palais, sculptés de bas-reliefs ou "orthostates", exposés au British Museum, représentent les longues processions de familles dispersées sur les routes, avec les femmes chargées de sacs et les enfants juchés sur les ballots tirés par les charrettes.

-      Les bas-reliefs de Ninive montrent le roi Teumman décapité en présence de son fils, et les fils d'un prince condamnés à broyer les os de leur père dans un moulin à farine. Sur les champs de bataille, le scribe compte les têtes pour évaluer les morts.

-      Les Hyksos sont des arabes bédouins et sémites. Ils sont connus comme éleveurs de chevaux.

-      On a retrouvé, en fouillant le site, les débris des murs couchés vers l'intérieur de la ville. Il y avait deux murs de 2 et 4 m d'épaisseur et l'espace entre eux était occupé par des habitations. Mais l'incendie est plus ancien que 1400 av. J.-C..

-      Il tire son nom des mines de sel voisines. Son nom antique était Marassantiya, puis Halys.

-    Ces décors ont survécu, pétrifiés, quand le bois a pourri.

-    Un panneau montre la prise de Lakish (par Sennacherib), avec des "tortues", carapaces servants à protéger les assaillants. Les uns aspergent d'eau l'engin pour éteindre le feu envoyé par les assiégés, les autres sapent les murailles ou défoncent les portes avec un bélier.

-    Sur un panneau "orthostate" du British Museum, on voit bien la technique employée pour lever l'eau, avec une outre suspendue à un balancier (même système qu'en Égypte).

-    Jérusalem vient de "Uru-Salem".

-    On a retrouvé les correspondances diplomatiques qui attestent des liens entre les Hébreux et les Egyptiens. Les Hébreux ont occupé Lakish vers 1400  av. J.C.(roi Josué).

-    Il faut croire que la région en était souvent le théâtre.

-    Sennacherib reconstruit des temples pour remercier les dieux de retour de la conquête de Babylone : il jette une poignée de terre de Babylone, puis il pose la première brique qu'il a moulée lui-même. En Syrie, à Mari, on a retrouvé les symboles de la fondation du temple d'Ishtar : un gros clou en terre cuite, un anneau et une tablette d'argile décrivant l'évènement. En Égypte, également, le rituel de la première brique est attesté (par exemple, bas relief de la reine Hatchepsout, vers 1500  av. J.C.).

-    On a retrouvé des reproductions en argile de foie animal, où les anomalies sont décrites pour justifier les présages.

-    Le coté gauche est jugé néfaste ("sinistre") et le droit favorable : en arabe, "la droite" se dit "Al-Yaman", qui signifie aussi "bénéfique"; et delà viendrait le nom du Yémen, désigné par le prophète, à sa droite.

-    Dans cette région, le jour et la nuit sont de durées peu variables avec les saisons.

-    Ce système de marquage des années ne permet pas la datation. C'est là que les observations recueillies scrupuleusement ont pu être utilisées et l'astronomie est venue au secours de l'archéologie. A partir d'un évènement particulier consigné (par exemple, le lever héliaque de telle étoile), on a pu reconstituer les époques où cette configuration a pu se produire et par recoupements, on identifie la bonne date.