Sarlat

Contrairement à Périgueux (de Petrocores, "les 4 tribus", en celte), Sarlat n'a pas d'origine ancienne, ni celte, ni romaine (leur nom se termine en "ac", lorsqu'elles sont au bord de rivières).  La chrétienté s'est généralisée, malgré les invasions venues du nord et de l'est. Des ermites se retirent du monde, comme Amand (de Saint-Amand de Coly) ou Avit (de Saint-Avit), mais au Xe siècle, le pape prône le regroupement des ermites en monastères, afin de mieux organiser leurs prières et leur vie matérielle. Les monastères bénéficient de dons de familles nobles, qui s'achètent le paradis, ou y placent leurs rejetons. Les monastères s'enrichissent et constituent des états dans l'état, une sorte de deuxième noblesse, riche de terrains, de bâtiments, de prieurés (des antennes des abbayes), à tel point que les abbés (ceux qui dirigent les abbayes) se livrent une lutte de pouvoir. Ces luttes feront décliner et péricliter bien des monastères.

Sarlat est né à partir d'un monastère, fondé au VIe siècle (d'après la légende), en retrait des deux fleuves, la Dordogne au Sud et la Vézère à l'Ouest, pour éviter les razzias des Vikings vers 820-840. Les guerriers marins s'éloignent rarement de leurs navires, qui leur servent d'habitations. Comme il est de coutume à cette époque, le monastère recueille des reliques, celles de Sainte Modane (une sainte locale, qui à donné son nom à une ville, Sainte Modane-Fénelon, et fondé un monastère, à Calviac, au VIe siècle) et Saint Sacerdos (son fils, évêque de Limoges en 515). Ces reliques attirent un pèlerinage, grâce auquel la ville grossit. Un pèlerinage, c'est un afflux de pèlerins, qui font commerce et ont des besoins de logements. N'oublions pas que le chemin de Compostelle (un des chemins) passe par la Vézère (Saint-Amand de Coly, Sainte-Géniès, Sarlat, Tayac, Trémolat, Cadouin, Saint-Avit). L'abbaye n'échappe pas à la règle des luttes d'influence, à tel point qu'un abbé supérieur est assassiné d'une flèche, en pleine messe (en 1273), ce qui amorcera son déclin. L'abbaye s'oppose également aux bourgeois, qui revendiquent la liberté de gérer la ville, avec un conseil de 4 consuls élus. Ce privilège lui est accordé, et confirmé par Philippe le Bel, en 1299. Quand le monastère a décliné, l'évêché est créé en 1317 par le pape quercynois Jean XXII. C'est la famille de Salignac qui fournit la plupart des évêques de Sarlat.

Pendant la période de l'hérésie cathare, Sarlat reste à l'écart des troubles. La Dordogne est un peu la limite haute de ce mouvement, qui s'apparente plus à un phénomène toulousain. La région cathare correspond à l'actuel Midi-Pyrénées, ce qui n'est pas un hasard. C'est simplement l'expression d'une philosophie propre à cette région. Domme (renforcé en bastide en 1280) est un refuge cathare que Simon de Montfort attaque en 1214. Biron, plus au Sud, est également cathare et attaquée en 1211. Le Quercy est d'avantage tourné vers le Sud, sauf Turenne (dans le Nord du Quercy) qui maintient une autonomie jusqu'à l'absolutisme de Louis XIV. Sarlat et le Périgord, aujourd'hui rattachés à l'Aquitaine, étaient déjà, à cette époque tournés vers l'Ouest, ou le Nord (le pouvoir central de Paris). Beaucoup de ses enfants se sont illustrés au parlement de Bordeaux ou à Paris.

A cause des menaces extérieures, la ville se serre à l'intérieur de ses remparts : elle contient jusqu'à 5000 habitants. Faute d'espace, les rues sont étroites, et la place du marché se réduit à quelques mètres devant l'actuelle mairie. Les maisons sont construites en porte-à-faux, chaque étage en encorbellement. Au deuxième étage, on peut se donner la main d'une maison à celle d'en face. L'habitat est top dense, et quand une maison prend feu, c'est la ville qui brûle. La lumière et l'air ne pénètrent pas dans les rues trop étroites. La rue, déjà sombre, est de plus le théâtre de bien des activités. Le commerçant tient boutique à même son pas de porte (il "tient le haut du pavé"). Son échoppe lui sert d'atelier. Il étale ses produits sur le devant, après avoir ouvert les volets et trié ses produits (d'où l'expression "trier sur le volet"). Le client est un "chaland" et un magasin qui attire le chaland est bien "achalandé". Le boucher (ou mazelle) rejette boyaux et morceaux d'os dans la rue, que les chiens et les cochons se chargent de nettoyer. Le teinturier déverse les bacs de couleur, le tanneur vide le suif des peaux. Les odeurs infectes se mêlent à celles des andrones, ces espaces 20-25 cm entre deux maisons qui servent autant de coupe feu, que de réceptacles à immondices. Un caniveau central évacue la pluie et les immondices. Il n'y a pas plus d'eau courante que d'évacuation des eaux usées. Imaginez en plus les animaux qui traînent, cochons, chiens, chats, poules de basse cours, et vous comprendrez que vivre et circuler dans une ville médiévale n'était pas une sinécure.

Saint Bertrand de Comminges vient à Sarlat en 1147 (date de la deuxième Croisade que mène Louis VII). Ses prêches attirent des foules enthousiastes. On dit que les femmes retiennent leurs maris, de peur que Saint Bertrand les convainque de le suivre en croisade. Le saint homme n'a-t-il pas prêché les croisades pour reconquérir les lieux saints ? Il a aussi écrit la règle des templiers (qui assurent la logistique des croisades) et fondé l'ordre des cisterciens. Il est écouté par le roi et par le pape. A Sarlat, il accomplit un miracle en guérissant des pestiférés. Pour commémorer cette visite, la ville érige l'étrange tour à chapeau pointu, appelé mystérieusement "lanterne des morts", parce qu'un fanal était allumé quand il y avait un enterrement (peut-être dans une des niches qui entourent le cœur encaissé de la cathédrale, niches appelées "enfeus"). Cette tour en pierre est à coupole à lancette (pointue), à extrados en couverture, ce qui signifie que le même lit de pierre forme la coupole intérieure et extérieure, alors que pour des coupoles plus imposantes (et même pour les bories, ces maisons de pierres typiques de cette région), on construisait d'abord la coupole intérieure avant de la revêtir de la coupole extérieure. Autre particularité de cet ouvrage, il n'y a pas d'accès à l'étage supérieur (celui de la coupole) et on ne sait pas comment un fanal pouvait être allumé.

C'est dans une ville aussi encombrée, à Paris, qu'un prince trouve la mort au XIIe siècle. Ce prince passe à cheval quand un cochon égaré se met à rugir, sans doute piétiné par le destrier, et fait sursauter le cheval. Le cavalier tombe à terre et se casse le cou. Ainsi meurt Philippe, fils aîné et héritier présomptif du roi de France. Son jeune frère deviendra roi, sous le nom de Louis VII le jeune (parce que c'est le cadet). Il épouse, en 1137, une certaine Aliénor d'Aquitaine, qu'il répudie au bout d'une quinzaine d'années parce qu'elle est trop proche parente. En 1152, celle-ci épouse le comte d'Anjou et duc de Normandie, Henri, qui deviendra roi d'Angleterre, Henri II Plantagenêt. Toute la Normandie, l'Anjou passent sous domination anglaise, en plus de l'Aquitaine apportée par Aliénor. La France est cernée au Sud, par le comté de Provence, allié de l'Anjou, et à l'Est, par la Bourgogne, ennemi héréditaire. Les souverains français et anglais se lancent des défis par châteaux-forts interposés. On renforce les zones frontières, fondant des "bastides", ces villes nouvelles fortifiées. Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, crée une ligne de défense à la limite de l'actuel département de Dordogne (Castilonnès et Monflaquin -1256-, Villeréal -1267-, Eymet -1270-). Les alliances se nouent et se dénouent. Les barons locaux s'allient aux plus offrants, anglais ou français. Le baron pierre de Gontaut-Biron cède un terrain aux Anglais qui construisent la bastide de Monpazier (1284), puis une série de bastides face à la ligne française. En 1323, les Anglais détruisent une bastide agenaise, Saint Sardos. Cet acte est une des causes de la guerre de Cent Ans (qui débute en 1337). La guerre fait rage sur toute la zone frontière, et notamment en Dordogne (trop proche de l'Aquitaine anglaise). L'art de la guerre évolue. Les affrontements ont lieu en rase campagne ou autour de forteresses. Mais le canon à poudre fait son apparition, en 1338, au siège de Puyguilhem (acheté par les Anglais). Malgré ses moyens nouveaux, le sénéchal de Toulouse ne vient pas à bout des assiégés. On se bat à l'automne, quand les greniers sont remplis des récoltes. Les vaincus perdent le fruit de leur travail, ce qui entraîne famine et mort dans la population civile. De plus, le froid sévit. C'est une des périodes les plus froides de l'histoire récente. La peste venue d'Orient contamine rapidement des quartiers entiers. Pour éviter l'épidémie, on isole les quartiers dès que la peste est repérée, condamnant à mort tous ses habitants. En 1279, la moitié de la population de Sarlat a péri. La guerre dure 116 ans, avec des trêves, comme celle qui fige la défaite française au traité de Brétigny (1360). Sarlat, qui est resté du côté français et s'est bien défendu, échoue dans le giron anglais. La cour perd Paris et se replie à Bourges, puis Orléans, découvrant ainsi les charmes de la Loire. Dès 1370, du Guesclin (précédant dans sa démarche Jeanne d'Arc) entreprend la reconquête. C'est à la limite de la Dordogne et de la Gironde que la guerre prend fin, en 1453 (à Castillon, baptisé depuis "la bataille"). Le général anglais, John Talbot, meurt dans la bataille. C'est l'artillerie qui fait la différence. Les Anglais sont battus parce que leur artillerie est arrivée en retard. La motivation des soldats est la même des deux côtés, car ce sont des deux côtés des mercenaires suisses et allemands. Du côté français ils ne sont plus payés depuis longtemps et c'est en volant son ministre Jacques Cœur (sous prétexte de complot contre lui) que le roi de France arrive à payer soldes et arriérés, et s'offrir cette victoire. Cette guerre enterre également le Moyen-Age. La paix revenue est un gage de prospérité, qui rend inutiles les remparts, les châteaux-forts et autres fortifications. Ca tombe bien, car d'Italie souffle un vent de plaisirs retrouvés, qui s'épanouit dans cette région frontière entre le pays d'oïl et le pays d'oc. Notre guide caricature le Nord, comme pays de droit tribal, écrit, où les seuls plaisirs des nobles sont les duels meurtriers, alors qu'au Sud, sous l'influence du climat, et de l'occupation romaine, le droit est romain, oral, et la poésie remplace les chocs des armures. Les troubadours égayent les cours, et les nobles rivalisent aux concours de poésie.

plamontLa ville de Sarlat a été dévastée à 60 % pendant la guerre de Cent Ans. Pour remercier les sarladais de leur appui, le roi anoblit à tour de bras. Chaque nouveau noble se fait construire un palais en belle pierre de calcaire blond. Et pour manifester son statut, il faut doter le palais d'une "tour de noblesse" qui contient l'escalier à vis. D'où les nombreuses tours rondes, carrées ou hexagonales (l'une d'elles est coiffée d'un toit à 7 pans, à côté de l'ancienne église Sainte-Marie). Le palais que s'acquiert Jean de Vienne, quand il devient ministre des finances de Henri IV (après avoir été "torche-cul d'écurie", c'est à dire palefrenier, à l'évêché, et remarqué par l'évêque qui l'envoie s'instruire à Bordeaux) est l'adjonction des trois bâtiments anciens reliés précisément par une cage d'escalier (c'est une des tours les plus réussies), tandis que l'hôtel de Plamont fait construire sa tour imbriquée dans l'hôtel voisin, de même style que cet hôtel, à tel point qu'on peut croire cette tour rattachée à l'hôtel voisin. La Renaissance est donc une période de reconstruction. On réutilise bien sûr le bâti existant, par exemple à l'hôtel de Plamont (rez-de-chaussée ogival, premier étage gothique, second étage Renaissance). Mais ce qui caractérise cette époque et la distingue de la précédente est l'ordonnancement des façades, et la grande fenêtre à meneau (il apparaît en fait dès le XVe siècle) et un croisillon (au XVe siècle, on trouve souvent deux croisillons). Les lignes horizontales et verticales remplacent les courbes élégantes des ogives. Les montants sont décorés de figures géométriques (losanges), de fleurs, d'écussons, de pilastres ou de cariatides. La Révolution détruit les fenêtres à meneau, à cause d'un impôt stupide basé sur le nombre de fenêtres et sur le comptage de 4 fenêtres pour une fenêtre à meneau et croisillon. L'hôtel de La Boétie (l'ami de Montaigne) n'échappe pas à cette manie destructrice.

La cathédrale fait partie des édifices du XVIe siècle, bien qu'elle réutilise le style gothique.

Les églises sont en bois jusqu'au Xe siècle, comme les grandes halles. Le renouveau religieux, lié à l'éclosion des monastères et aux grands pèlerinages vers l'an 1000, voit la construction d'églises en dur. L'art roman est né en Catalogne. Les églises sont petites, car nombreuses. Toute la difficulté est d'édifier un plafond en pierre, car la pierre est lourde, bien plus que le bois. Les Egyptiens n'ont connu que l'entablement qui repose sur une forêt de piliers. Les Romains ont inventé les voûtes en coupoles (le Panthéon) et les Arabes ont disposé des arcs plein cintre sur des piliers rapprochés (Cordoue), mais cela ne satisfait pas le souhait d'une église assez vaste pour contenir des pèlerins, assez lumineuse pour faire rentrer la lumière divine. L'art roman ne répond pas à cette demande. L'arc plein cintre ne permet pas d'élever la voûte et renvoie des poussées importantes sur les murs qui sont épais et aveugles. Les églises sont sombres, ce qui est un comble pour une maison de Dieu, où Dieu est Lumière. Les Périgourdins inventent un système particulier : la suite de coupoles. La coupole crée un espace quadrangulaire, grâce aux pendentifs d'angles qui concentrent les efforts sur quatre piliers. C'est le mariage subtil du cercle (la forme symbolique du ciel) et du carré (symbole de la terre). Et surtout, cela permet d'alléger les murs. Le plafond repose sur les piliers et pas sur les murs. Exemples : cathédrale Saint-Front de Périgueux (mais elle n'est pas d'époque), Souillac, Montignac, Trémolat. Le roman règne aux Xe - XIIe siècles. Puis vient le gothique (XIIe - XVe siècles). En 1147, Surger, premier ministre de Louis VI, investit (sur ses deniers, dit-on, mais d'où lui vint cette richesse, l'histoire ne le dit pas) dans la reconstruction de la cathédrale de Saint-Denis. C'est là que rayonne une invention : la croisée d'ogives. Comme dans la coupole sur pendentifs, les efforts sont descendus sur des piliers ou des colonnes. Il suffit de bâtir les arcs, l'un puis l'autre (qui coupe le premier à la clef de voûte), puis de remplir la voûte qui prend appui sur les arcs, grâce à une taille très élaborée des pierres (cet art s'appelle la stéréotomie, ou "coupe en relief"). L'architecte est avant tout un maçon, qui ne dessine des formes que s'il sait les réaliser en pierre taillée. Les piliers renvoient ensuite la poussée horizontale (de l'arc qui a tendance à s'affaisser) vers des arcs boutants (demi-arcs) visibles à l'extérieur, ou encastrés dans l'édifice sous forme de collatéraux utiles pour la circulation, de part et d'autre de la nef (le "vaisseau" central), ce terme venant sans doute de l'époque où la construction des charpentes relavaient du même art que la construction de navires. Les verrières laissent la lumière inonder la nef. Elles sont construites en successions d'arcs à ogives, superposés en dentelle. Cet art, né en France, en Ile-de-France précisément, est dénommée d'abord "art français", mais, au XVIe siècle, un architecte italien, Vasari, épris de classification, rebaptise cet art "gothique", par dérision, pour l'assimiler à un art barbare, par opposition à l'art nouveau, qu'on appelle "Renaissance".

cathédraleSarlat hérite de cette invention. Il y a très peu d'églises gothiques dans cette région, car elles datent en général de la période romane. La cathédrale de Sarlat est de style gothique flamboyant méridional : flamboyant parce qu'il n'y a pas de chapiteau. Dans le gothique, le chapiteau supporte les arcs qui y convergent, et, facilite le travail des maçons, et du point de vue esthétique, il arrête l'œil dans la vision de la voûte. On peut le décorer de feuilles, voire de scènes comme dans l'art roman. Méridional : absence de transept. Le transept permet de séparer la nef (où se tiennent les fidèles) du chœur (où sont l'autel et le prêtre). Il donne une forme de croix latine avec les "croisillons" (Sud et Nord, car l'église est "orientée", c'est à dire tournée avec le chœur vers l'Orient).

La cathédrale, commencée en fin de période gothique, ne sera achevée qu'en pleine période classique, car l'évêque chargé de sa construction, en 1520 est parti avec la caisse. En 15 ans, seul le chœur est bâti. Les bourgeois intentent un procès à l'ecclésiastique indélicat. Celui-ci est confondu et rembourse l'argent volé. Mais bizarrement, les fonds s'évanouissent et cette fois, on ne retrouve pas le voleur. L'édifice reste inachevé 150 ans, jusqu'à ce que le roi Louis XIV s'y intéresse et finance l'achèvement (1685). En 2 ans et demi, l'église est terminée. A la Révolution, les anticléricaux  veulent l'incendier. Le curé a la bonne idée de jouer sur l'orgue l'air de "dansons la carmagnole". Les révolutionnaires impressionnés abandonnent leur projet funeste.

Sarlat est passé sans trop de dommage à travers les guerres de religion, de la fin du XVIe siècle. Sarlat est restée du côté des catholiques. La ligne de démarcation entre huguenots et catholiques se situe le long de la Dordogne, puisque, juste au sud, Castelnaud ("le château neuf"), par exemple, est d'obédience protestante. C'est là que naît un terrible capitaine protestant, Geoffroy de Vivans. Domme, par exemple est prise par Vivans. Sarlat est prise d'assaut et les cendres de Saint Sacerdos sont dispersées.

Pendant la Fronde, Sarlat est à nouveau mise à sac (1653).

L'urbanisme évolue peu ultérieurement, à part la destruction des remparts pour faciliter la circulation autour de la ville et le percement de la "traverse", en pleine ville, du Nord au Sud, qui préfigure les percées haussmanniennes de Paris. Le curé de l'église Sainte-Marie rase le chœur qui gêne la vue du notable voisin ! La ville est laissée à l'écart des grands courants de modernisme ce qui la sauve des destructions, et en fait une ville-musée. Elle est rénovée sous l'impulsion de Malraux qui a pris le maquis dans la région pendant la dernière guerre.

Pierre-Yves Landouer